La Vilaine

La Vilaine

Au Pays de La Roche-Bernard, la Vilaine dévoile tous ses charmes avant de finir sa course dans l’océan tout proche. Autrefois fleuve capricieux, il est depuis la construction du barrage d’Arzal, le point de rencontre privilégié de la navigation maritime et fluviale, et la porte océanique des canaux bretons.
La Vilaine prend sa source à Juvigné, dans les collines du Maine. Elle parcoure quelques 225 km, traversant Vitré, Rennes, Redon, La Roche-Bernard avant de se jeter dans l’océan Atlantique entre Golfe du Morbihan et Presqu’île guérandaise.

Histoire

Une légende, chantée par Théodore Botrel, raconte qu’une jeune fille aux cheveux d’or boiteuse et bossue aimait en secret un jeune seigneur qui ne la regardait pas. Alors elle pleura si fort qu’elle en mourut, mais de ses larmes était né un petit ruisseau bientôt transformé en rivière, qu’en souvenir de ses malheurs, on baptisa « La Vilaine ».

Le premier nom connu du fleuve est « La Doenna » qui signifie en celtique « Rivière profonde ». Plus tard, il sera désigné par « La Vivonna » pour aboutir à « la Visnonia », qui francisé deviendra « la Visnaine », puis « la Vilaigne » et enfin « la Vilaine ».

Le fleuve a toujours joué un rôle important en tant que frontière naturelle et zone d’invasions. Mille ans avant JC, la Vilaine est la frontière politique entre 2 puissantes tribus d’Armorique : les Venètes et les Namnètes. Elle favorisera les invasions bretonnes au VIème siècle et vikings au Xème siècle.

Au Moyen Age, elle deviendra « la rivière des Ducs de Bretagne », bordée de grandes abbayes comme l’Abbaye des Prières à Billiers et de forteresses comme le château de l’Ile à Marzan.

Le trafic fluvial et maritime va se développer à partir du XIème siècle, date de création du Port de La Roche-Bernard par Bernard II. Les navires déchargeaient du fer d’Espagne, du bois de Scandinavie, de la chaux, du vin, du sel et au XIXème siècle du charbon. Ils chargeaient des céréales et fruits ainsi que des poteaux de mines au XIXème siècle. Le port favorisera la prospérité de La Roche-Bernard. La Vilaine permettra également le développement de chantiers de constructions navales. Le plus célèbre de ces vaisseaux sera « la Couronne », construit à La Roche-Bernard, sur ordre de Richelieu, entre 1629 et 1634.

 

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