La Communauté de Communes du Pays de La Roche-Bernard a été créée par arrêté préfectoral en date du 23 décembre 1994. Elle a pour objet le développement et la solidarité des communes du Pays de La Roche-Bernard. Elle regroupe les communes de La Roche-Bernard, Marzan, Nivillac et Saint-Dolay.

LA ROCHE-BERNARD, PETITE CITE DE CARACTÈRE

Cité née de la mer, La Roche-Bernard doit son charme à son lointain passé et à la Vilaine, qui façonne les paysages de la région. Ici, l’Histoire se conte dans la pierre. Elle révèlera des secrets insoupçonnés à qui lui prête un peu d’attention. Tendez l’oreille, vous remonterez le fleuve fondateur, poussé par la marée. Ouvrez les yeux, vous revivrez les riches heures de la cité, au temps des barons et de la marine à voile. Hôtels particuliers, anciens entrepôts et autres greniers à sel sont autant de témoignages que vous rencontrerez au hasard des ruelles.

Vers l’an mil, le seigneur Bern-Hart (Fort comme un ours) remonte la Vilaine à la recherche d’un site facilement défendable pour établir son camp. Il remarque un promontoire rocheux aux trois-quart entouré d’eau et décide de s’y installer. Ses successeurs prêteront serment d’allégeance au Duc de Bretagne qui en échange leur fera don de terre et leur donnera le titre de Baron de La Roche-Bernard.
Après la destruction de leur château fort pendant la guerre de succession au Duché de Bretagne, les Barons décident d’installer leur résidence à la Bretesche (Missillac).
La religion catholique ne connaissait nulle rivale dans la Baronnie, du moins jusqu’en 1547. Par son mariage avec Claude de Rieux, François d’Andelot de Coligny devient Baron de La Roche-Bernard. Frère de l’Amiral de Coligny et calviniste, il établit dans la Cité une église protestante. Nobles et bourgeois se convertissent. La Roche-Bernard devient une des 4 places protestantes de Bretagne. Dans la succession des Barons, Armand du Cambout, interdit le culte protestant en 1663.
Sous Richelieu, La Roche-Bernard abrite un important chantier naval. La Couronne, premier vaisseau de guerre français à 3 ponts, y est construit entre 1629 et 1634. Long de 72 mètres, armé de 70 canons, le navire comprenait 643 hommes d’équipage.
En 1666, sous Louis XIV, La Roche-Bernard est élevée au rang de communauté de ville.
La Révolution connaît son point culminant à La Roche-Bernard en Mars 1793. 6000 chouans, venus de Savenay et Pontchâteau, envahissent la cité. Les 2 chefs républicains, Sauveur et Le Floch du Cosquer, sont assassinés. En souvenir de Sauveur, la cité sera baptisée La Roche-Sauveur de 1793 à 1802.
Au 19ème siècle, La Roche-Bernard sera marquée par les grands travaux. Pour répondre au développement du trafic maritime et fluvial, on réalise le percement du rocher (1821), le quai St Antoine (1842), puis le quai de la Douane.

MARZAN

Blason : Les Ponts rappellent la famille des Pontbriand et les lions celle des Du Breil, 2 familles ayant marqué l’histoire récente de Marzan.

Marzan est la seule commune du Canton de La Roche-Bernard à être située sur la rive droite de la Vilaine. Elle a su conserver un patrimoine bâti de caractère que l’on peut découvrir au hasard de ses très beaux villages. La commune est traversée par le circuit de Grande Randonnée 39 et possède des rives de Vilaine escarpées accessibles à partir du site du Pont du Morbihan.

Origine du Nom : Marsin, la plus ancienne forme du nom, relevée dans le cartulaire de Redon en 895, est une appellation que l’on retrouve encore au 18ème. Il s’agit probablement de la traduction bretonne de Martin.

A travers les siècles : Sous l’Ancien Régime, Marzan appartenait au Comté de Rochefort ainsi qu’à l’Évêché de Vannes. Son territoire est habité depuis les temps préhistoriques. Les romains y laissent de nombreux vestiges. Le château de l’Isle, mentionné dès 1282, est une des forteresses des Ducs de Bretagne avant de devenir la propriété de la riche Abbaye des Prières de Billiers. Au 9ème siècle, un acte du cartulaire de Redon cite la paroisse de Saint Pierre à Marsen. Un groupe de religieux s’y était fixé et avait construit un oratoire. Au 16ème, les moines de l’Abbaye des Prières établissent une hostellerie sur le lieu du passage du fleuve. Des halles sont construites en 1730 et démolies en 1932, modifiant considérablement l’aspect du centre bourg. La seconde guerre mondiale laisse le triste souvenir d’un massacre d’une famille marzannaise en 1944.

NIVILLAC

Blason : Les hermines symbolisent l’appartenance à la Bretagne, le pont rappelle que les ponts sur la Vilaine sont en partie construits sur le territoire de la commune, et l’épi de blé est le signe de la fertilité des sols et de la dévotion à Notre-Dame des Blés.

Il suffit de parcourir Nivillac, en voiture ou à pied, pour être vite conquis par les paysages. Vous aimerez flâner dans les petits chemins en apercevant par instants la Vilaine, découvrir le port de Folleux et l’étrange Pertuis du Rofo dans son décor de rochers ou admirer la qualité architecturale de certains villages. La commune est lauréate du concours des « Villes et villages fleuris de France ».

Origine du nom : Du latin noviliacum, terre nouvellement défrichée. L’origine de son nom remonte à la période gallo-romaine. Ce fut peut-être un territoire qui appartenait à un notable romain du nom de Nivillis.

Historique : Les mégalithes visibles sur le territoire indiquent une présence ancienne. On peut encore voir deux dolmens classés : « La Chambrette » et « le Tombeau des Martyrs » . Cependant Noviliacum naît sans doute dans les premiers siècles de notre ère. Certains situent la fondation du prieuré Notre Dame de Moutonnas vers le Vè siècle. A partir de 1115, le prieuré connaît un essor important sous l’autorité des Augustins d’Angers. Il accueille les sépultures de plusieurs barons de la Roche-Bernard. Le bâtiment est en partie détruit pendant les guerres de religion et est incendié en 1793. Il reste aujourd’hui peu de chose, si ce n’est une croix édifiée en 1903. Sous l’ancien régime, le recteur de Nivillac règne sur un doyenné dont les limites, dans l’évêché de Nantes, sont très étendues. Vingt-cinq seigneuries, se partagent son territoire. La commune restera essentiellement agricole jusqu’au début du siècle.

SAINT DOLAY

Commune rurale, Saint Dolay vous invite à découvrir les riches heures de son passé ainsi que des sites naturels variés : étangs, rives et marais de Vilaine. Le rythme des saisons est l’occasion de nombreuses rencontres : fête des anciens, pardons, fête du cidre et de la châtaigne.

Origine du nom : dérivé du nom de Saint Ethelwold mort en 740. Le nom évolue en Saint Aelwod, puis Saint Elvoy jusqu’au 16ème, Saint Deloy puis Saint Dolay au 17ème.

A travers les siècles : Quelques vestiges préhistoriques ainsi que des traces d’occupation romaine témoignent d’une présence ancienne sur le site de Saint Dolay. La croix-menhir de Cravignan est un bel exemple de mégalithe christianisé au 9ème siècle. La paroisse apparaît pour la première fois dans le cartulaire de Redon en 916. Son histoire et son origine sont liées à l’arrivée des bretons en Armorique vers le 7ème siècle.
La commune comptera 20 seigneuries dépendantes de la baronnie de La Roche-Bernard. D’une superficie de 4 832 hectares, la cure de Saint Dolay est classée comme la plus riche du comté nantais au 18ème siècle.